Projet Eolien
de Sarre-Et-Eichel

Pourquoi en forêt ?

Publication : Juillet 2019
Le choix de l’implantation du projet éolien au sein du massif forestier est mûrement réfléchi. Il permet de répondre à plusieurs enjeux auxquels les habitants et les collectivités sont particulièrement attentifs :
Vue communes - Projet éolien Sarre Et Eichel
Vue communes - Projet éolien Sarre Et Eichel
  • Cadre de vie des habitants
La réglementation requiert une distance minimale de 500 m entre les premières habitations et l’éolienne la plus proche. Opale Énergies Naturelles souhaite aller plus loin et cherche à concevoir des projets à plus de 750 m des habitations. Implanter un projet en forêt permet, dans la plupart des cas, d’éloigner les éoliennes des habitations de façon plus importante, à la différence d’une installation en milieu agricole. Ainsi, choisir d’implanter le projet de Sarre-et-Eichel dans le massif forestier situé entre les communes d’Oermingen et de Keskastel permet de distancer la zone du projet de 1,3 km du coeur du village d’Oermingen et 1,9 km du coeur du village de Keskastel. Par ailleurs, l’implantation en forêt permet aux éoliennes d’être plus discrètes qu’en milieu ouvert : elles s’insèrent plus facilement dans l’environnement de vie des riverains.

  •  Retombées économiques favorables aux communes
Une éolienne génère des retombées locatives pour le propriétaire du terrain. Cibler la forêt communale pour l’implantation du projet éolien permet de reverser directement les bénéfices locatifs aux communes d’accueil. C’est donc l’ensemble de la commune qui bénéficie des avantages de l’accueil d’éoliennes. Dans le cas d’une implantation en milieu ouvert, les propriétaires des terrains sont dans la plupart des cas des propriétaires privés : les retombées locatives des éoliennes ne profitent donc pas à la commune d’accueil qui, pourtant, est impactée directement par la présence des éoliennes. Dans le cas d’un projet de 6 éoliennes, les retombées économiques s’élèveraient à environ 75 000 € / an pour l’ensemble des deux communes, dont la plus grande partie provient des loyers générés par l’implantation en forêt communale.
  • Préservation du Milan royal
Le Milan royal, classé espèce protégée, est fortement présent en Alsace Bossue. Il niche en lisière de forêt et chasse en milieu ouvert : l’implantation des éoliennes en coeur de massif forestier permet donc de respecter son environnement et son activité. Les retours d’expériences des projets éoliens implantés par Opale Énergies Naturelles en Franche-Comté, région où le Milan royal est également très présent, sont positifs et indiquent que cette espèce est moins sensible aux éoliennes situées en milieu boisé qu’en milieu agricole ouvert. Cette espèce fait par ailleurs l’objet d’un suivi spécifique dans le cadre des études naturalistes du projet éolien.
  • Quel est le défrichement nécessaire ?

L’implantation d’une éolienne en forêt nécessite un défrichement de 25 ares pour sa surface de grutage. Cette surface défrichée est nécessaire pendant le chantier pour le montage de l’éolienne et pendant l’exploitation du parc pour la maintenance. Elle est donc maintenue empierrée pendant toute la durée de vie du parc éolien. Lors de la pré-construction, des surfaces supplémentaires peuvent éventuellement être coupées pour stocker les pales et monter la flèche de la grue, mais celles-ci seront reboisées après le chantier. Dans le cadre d’un projet de 6 éoliennes par exemple, la demande d’autorisation de défrichement porterait alors sur 150 ares (couleur jaune sur la carte ci-contre). L’ensemble du massif forestier s’étend sur plus de 1600 hectares (contour bleu sur la carte ci-contre), et les forêts communales d’Oermingen et de Keskastel couvrent plus de 1000 hectares (couleur orange sur la carte ci-contre). Un projet de 6 éoliennes représenterait alors un défrichement inférieur à 0,1 % de la surface globale du massif et un défrichement inférieur à 0,15 % de la surface de forêts communales, ce qui ne remet pas en cause le fonctionnement écologique global du milieu. À noter que les aires défrichées font l’objet d’une compensation par le reboisement d’une surface au moins équivalente ou, si aucune parcelle ne s’y prête, par une indemnité financière versée au Fonds Stratégique de la Forêt et du Bois. L’expertise de l’ONF permettra de déterminer les essences d’arbres présentes dans la forêt et guidera la conception du schéma d’implantation afin de cibler au maximum un défrichement d’espèces moins nobles. Des accès doivent permettre d’acheminer le matériel durant toute la phase de chantier. Le massif présente des pistes forestières larges et très bien entretenues, qui limiteront grandement les aménagements nécessaires pour les réaliser. Si des accès devaient néanmoins être créés, ils seront réfléchis avec l’ONF et les communes afin qu’ils soient également au service de l’exploitation forestière. Si les accès à créer ne sont pas utiles à la gestion forestière, ils s’ajouteront alors à la demande de défrichement effectuée pour les surfaces de grutage. Nécessaires à la maintenance des éoliennes, les accès seront maintenus en l’état durant toute la durée de l’exploitation du parc éolien. 

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